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Preuve en main

RéponsesPreuve et documentation

Comment préparer les questions à poser à mes témoins ?

Vérifié le 31 juillet 2026 Droit du Québec et du Canada Information générale, pas un avis juridique

Réponse courte

Au Québec, les questions posées à un témoin doivent porter sur des faits pertinents au litige seulement et ne doivent pas être posées de manière à suggérer la réponse désirée (art. 280 du Code de procédure civile).

En détail

JuridiQC traduit cette règle en conseils concrets : évitez les questions auxquelles on peut répondre par oui ou par non, et celles commençant par « Est-ce que… » ou « Est-il vrai que… ». Privilégiez celles commençant par « qui », « quoi », « où », « comment » ou « pourquoi », ou demandez au témoin de raconter un événement.

JuridiQC recommande aussi de partir de la liste des éléments à prouver et de déterminer, pour chaque témoin, les faits sur lesquels il doit témoigner. Un témoin ne devrait pas être convoqué pour rapporter des faits sans lien avec ce que vous devez prouver, pour répéter ce qu'un autre a déjà dit, ni pour établir des faits que l'autre partie a déjà reconnus.

L'article 279 prévoit que chaque partie peut demander que les témoins déposent sans prendre connaissance des autres témoignages, sauf circonstances exceptionnelles pour les témoins experts. Aux petites créances, l'article 560 prévoit que c'est le tribunal qui procède lui-même aux interrogatoires.

Ce qu'il faut documenter

Pour chaque témoin : la liste des faits qu'il doit établir, une ou deux questions ouvertes par fait, et les dates dont il devra se souvenir. Plusieurs mois peuvent s'écouler entre les événements et l'audience.

Mettre vos faits par écrit, gratuitement. Écrire tôt sa version des faits, garder ses documents datés et préparer ses questions pour son avocat : l'outil sert à documenter, jamais à conseiller.

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Sources officielles

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Ce que cette page n'est pas

C'est de l'information juridique générale sur le droit du Québec et du Canada, datée et sourcée. Ce n'est pas un avis juridique, pas une stratégie et pas une prédiction sur l'issue d'un dossier. Au Québec, seuls les avocats et les notaires peuvent donner un avis juridique (Loi sur le Barreau, art. 128 et 133). Les lois et les montants changent : la source officielle prime toujours sur nous.