Comment documenter une preuve numérique qui tient
Une capture d'écran mal prise se démolit en une question. La bonne nouvelle : les façons d'attaquer une preuve numérique sont connues, et on peut fermer chacune à l'avance. Voici la méthode, valable pour tous les dossiers.
Les captures de conversations
Trois règles simples. Identifiez d'abord : la première capture montre la fiche du contact (le nom et le numéro), pour relier « Chaton » à une vraie personne. Montrez les heures et l'en-tête de l'application. Ne coupez rien : le dernier message d'une capture doit réapparaître en haut de la suivante, pour qu'on ne puisse pas alléguer un trou.
Les photos
Deux dates toujours (prise et mise en sûreté), des séries (plan large puis détail), et l'original jamais retouché : une annotation se fait sur une copie clairement étiquetée. Pas de recadrage sur l'original.
L'intégrité, prouvée
Importez vite, gardez les originaux sur votre appareil, et utilisez une empreinte numérique (un « hash ») pour démontrer qu'un fichier n'a pas changé depuis l'import. On ne prouve jamais la vérité du contenu, seulement quand il a été consigné et qu'il n'a pas bougé : c'est déjà bien plus qu'un document maison.
Dans l'application : l'appareil photo intégré, les deux dates, les empreintes sha-256 et l'ordre des captures sont gérés pour vous, et le Vérificateur de solidité passe le dossier au peigne avant chaque rapport.
Sources officielles (consultées le 18 juillet 2026)
- Loi concernant le cadre juridique des technologies de l'information et Code civil du Québec (documents technologiques dont l'intégrité est assurée), sur LégisQuébec
- Preuve en main, Méthodologie d'intégrité
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Rappel : ceci est de l'information générale, elle ne l'est pour personne en particulier. Pour un avis sur votre situation : l'aide juridique (admissibilité selon le revenu), un centre de justice de proximité, Juripop, ou le service de référence du Barreau.