Ce qui reste chez vous, ce qui part, et pourquoi
Version 1.0 · 31 juillet 2026 · politique de confidentialité · gouvernance · conditions d'utilisation
Cette page dit où vont vos fichiers. Sans jargon, et sans rien passer sous silence. Si un point vous paraît flou après l'avoir lue, c'est notre faute : écrivez-nous et nous corrigerons le texte.
En une phrase
Tout se passe sur votre appareil. Une seule chose en sort : le son que vous nous demandez de transcrire. Le reste ne sort que si vous l'activez vous-même, et il sort chiffré avec une clé que nous n'avons pas.
1. Le tableau, tout de suite
| Ce que vous faites | Où ça se passe | Ce que nous en voyons |
|---|---|---|
| Écrire dans le journal | Sur votre appareil | Rien |
| Ajouter une photo, un document, un son | Sur votre appareil | Rien |
| Faire lire une capture d'écran (OCR) | Dans votre navigateur | Rien : l'image ne part pas |
| Construire la chronologie, le rapport | Sur votre appareil | Rien |
| Effacer : une pièce, un dossier, tout | Sur votre appareil | Rien |
| Faire transcrire un enregistrement | Le son part chez nous | Le son, le temps de le transcrire, puis plus rien |
| Synchroniser le texte de vos dossiers | Chez nous, si vous l'activez | Le texte de vos dossiers |
| Sauvegarder vos pièces dans le coffre | Chez nous, si vous l'activez | Des octets illisibles et leur taille |
2. Par défaut, rien ne part
Sans compte, sans carte, sans connexion : l'application marche. Le journal daté, le coffre à preuves, la chronologie, les délais, l'information juridique, l'aperçu du rapport — tout cela vit dans la mémoire de votre navigateur, sur votre appareil. Nous n'en recevons rien. Nous ne pouvons pas le lire, parce qu'il n'est pas chez nous.
Ce n'est pas un mode dégradé ni une version d'essai. C'est le fonctionnement normal. Le reste est optionnel.
La contrepartie, dite franchement : ce qui vit sur un seul appareil disparaît avec cet appareil. Un ordinateur perdu, un téléphone volé, un navigateur vidé par erreur, et vos pièces sont parties. C'est exactement le problème que le coffre chiffré (section 5) est là pour régler.
3. Lire une capture d'écran : 5 lectures gratuites, puis adhésion
Quand vous demandez à l'application de lire une capture de textos ou de courriels, le texte est extrait dans votre navigateur. L'image ne part pas. Elle n'est envoyée nulle part, ni à nous, ni à un tiers.
Comme rien ne quitte votre appareil, cette lecture ne nous coûte presque rien. Elle est donc ouverte à tout le monde, sans compte et sans carte : cinq lectures gratuites, de quoi juger sur pièces si l'outil lit correctement vos captures avant de payer quoi que ce soit. Au-delà, elle demande une adhésion, qui la rend illimitée. Le décompte est gardé sur votre appareil : nous ne savons pas ce que vous avez lu, seulement votre navigateur le sait.
Deux limites réelles, pour ne pas vous laisser croire à de la magie. La première : à la première utilisation, votre navigateur télécharge le moteur de lecture, ce qui prend quelques secondes et demande une connexion. Ensuite il reste en cache. La seconde : la machine se trompe. Elle lit mal un mot, une heure, un nom. Ce qu'elle produit est une proposition de texte, que vous relisez et corrigez avant qu'elle n'entre au dossier. C'est vous qui validez, et c'est ce qui rend le résultat défendable.
4. La seule chose qui sort : le son d'une transcription
Transcrire un enregistrement demande une puissance de calcul qu'un navigateur n'a pas. C'est le seul service de l'application qui passe par nos serveurs. Nous le disons clairement plutôt que de le cacher.
Ce qui part : le son, et seulement le son. Si vous déposez une vidéo, la piste audio est extraite sur votre appareil et l'image est écartée : elle ne part jamais.
Ce qui se passe ensuite : le son est transcrit, puis effacé immédiatement. Il n'est pas conservé, pas écouté, pas réutilisé, et ne sert à entraîner aucun modèle. Rien du contenu n'est écrit dans nos journaux techniques. Nous ne gardons qu'un chiffre : le nombre de minutes traitées, pour tenir le compte de votre formule.
Le consentement vous est redemandé à chaque enregistrement, et l'écran vous rappelle que vous pouvez toujours transcrire vous-même, à la main, sans que rien ne sorte.
Les cinq essais gratuits
Vous avez droit à 5 transcriptions au total, gratuitement, sans compte et sans carte. Après quoi la transcription demande une adhésion.
Ce décompte est gardé sur votre appareil, pas sur nos serveurs : nous ne savons pas qui a utilisé ses essais, ni quand. C'est cinq essais par appareil, pas cinq essais par personne — nous n'avons aucun moyen de vous identifier à ce stade, et nous ne cherchons pas à en avoir un.
Pourquoi une limite ici et nulle part ailleurs ? Parce que c'est le seul endroit où chaque minute nous coûte de l'argent. Cinq essais suffisent pour juger si le résultat vous est utile avant de payer quoi que ce soit.
Les limites techniques, quelle que soit la formule
- Un extrait fait au plus 24 Mo, soit environ 25 minutes. Un enregistrement plus long se découpe en tranches.
- Au plus 40 extraits par heure. Cette limite existe pour bloquer un robot, pas un usager : un usage humain normal ne l'atteint jamais.
5. Le coffre chiffré : ce que nous voyons, et ce que nous ne voyons pas
Le coffre est une sauvegarde de vos pièces (photos, documents, enregistrements) hors de votre appareil, pour les retrouver si vous changez de machine ou si la vôtre casse. Il demande un compte et une adhésion. Il n'est jamais activé par défaut : vous devez le demander, et accepter explicitement ce qui suit.
Comment ça marche, concrètement
Vous choisissez une phrase de passe. Elle ne quitte jamais votre appareil. Elle sert à fabriquer une clé de chiffrement dans votre navigateur (PBKDF2-SHA256, 310 000 itérations, avec un sel propre à votre compte). Chaque fichier est ensuite chiffré sur votre appareil, en AES-GCM 256, avant le moindre envoi. Ce qui arrive chez nous, c'est une suite d'octets illisibles.
La clé n'est jamais transmise, jamais conservée, jamais écrite dans un journal. Nous ne l'avons pas eue une seule fois.
| Ce que nous détenons | Ce que nous n'avons pas |
|---|---|
| Les octets chiffrés de la pièce | La clé pour les déchiffrer |
| La taille de la pièce, en octets | Son contenu |
| Un identifiant technique sans signification | Le nom du fichier |
| La date de dépôt chez nous | Le type de fichier, la date de prise de vue, le lieu |
| Le nombre de pièces et le total occupé | Ce qu'elles montrent ou ce qu'on y entend |
Ce que le chiffrement protège — et ce qu'il ne protège pas
Nous refusons de vendre le chiffrement comme une protection totale. Il ne l'est pas.
Il protège : le contenu de vos pièces pendant leur transport et pendant qu'elles dorment sur nos serveurs. Si quelqu'un s'introduit chez notre hébergeur, ou si on nous réclame vos fichiers, ce qui sortira sera illisible. Nous ne pouvons pas divulguer ce que nous sommes incapables de lire.
Il ne protège pas :
- votre appareil. Si quelqu'un a accès à votre ordinateur déverrouillé, il voit vos pièces en clair, comme vous ;
- votre phrase de passe. Si elle est devinée, notée sur un papier, ou dite à quelqu'un, le chiffrement ne sert plus à rien ;
- le fait que vous ayez un compte, une adhésion, un certain nombre de pièces et un certain volume. Cela, nous le voyons, et nous ne pouvons pas faire autrement ;
- vos données texte, si vous activez la synchronisation. Elles, nous pourrions les lire techniquement. C'est un choix différent et distinct, décrit dans la politique de confidentialité.
Phrase de passe perdue = pièces perdues
Si vous oubliez votre phrase de passe, vos pièces sauvegardées sont définitivement irrécupérables. Nous ne pouvons pas les restaurer. Aucun bouton « mot de passe oublié » n'existe, et aucune réinitialisation n'est possible. Ce n'est pas un oubli de notre part : une porte de secours pour nous serait une porte pour un attaquant, et la promesse tomberait. Écrivez votre phrase de passe et rangez-la en lieu sûr, hors de l'appareil.
6. L'espace inclus dans chaque formule
| Formule | Prix | Sauvegarde chiffrée | Transcription | Lecture de captures |
|---|---|---|---|---|
| Gratuit | 0 $ | 0 — tout reste sur l'appareil | 5 transcriptions en tout | 5 lectures en tout |
| Essentiel | 5 $/mois ou 45 $/an | 2 Go | 60 minutes par mois | Sans limite |
| Pro | 12 $/mois ou 110 $/an | 10 Go | 300 minutes par mois | Sans limite |
| Entreprise | 49 $/mois ou 490 $/an | 50 Go | 1 200 minutes par mois | Sans limite |
Une pièce fait au plus 60 Mo. Le compteur de minutes se remet à zéro au début de chaque mois ; il ne s'accumule pas d'un mois à l'autre. Les prix s'entendent taxes en sus s'il y a lieu. Voir la page tarifs.
Ces chiffres paraissent petits ; ils ne le sont pas. L'application compresse chaque photo avant de la ranger : une photo de 6,9 Mo sortie d'un téléphone en occupe environ 20 Ko une fois traitée, sans devenir illisible. Pour une vidéo, seul le son est conservé. Deux gigaoctets représentent donc, en pratique, des milliers de pièces.
7. Quand l'espace est plein
Rien n'est effacé. Jamais automatiquement, jamais pour faire de la place.
Ce qui arrive est simple : le dépôt d'une nouvelle pièce est refusé, avec un message qui vous dit combien vous utilisez et combien vous avez. Tout ce qui est déjà dans le coffre reste intact, téléchargeable et effaçable. Vous avez alors trois possibilités : télécharger des pièces puis les retirer du coffre, en effacer, ou passer à une formule plus grande.
Si vous descendez de formule et que vos pièces dépassent le nouvel espace : rien n'est effacé non plus. Vous ne pouvez plus déposer de nouvelle pièce, vous gardez l'accès complet à ce qui est déjà là, et vous avez 30 jours pour redescendre sous la limite ou reprendre une formule plus grande. Passé ce délai, la règle de la section 8 s'applique — avec les mêmes avis, et jamais sans avertissement.
8. Quand l'adhésion se termine
Une adhésion qui se termine ne déclenche aucune suppression immédiate. Voici la séquence exacte :
| Moment | Ce qui se passe |
|---|---|
| Le jour où l'adhésion prend fin | Un courriel vous l'annonce et rappelle la suite. Vos pièces restent en place, intactes. |
| Pendant les 12 mois suivants | Vous ne pouvez plus déposer de nouvelles pièces. Vous pouvez toujours les télécharger et les effacer, gratuitement. |
| 30 jours avant la fin des 12 mois | Un courriel vous prévient, avec la date exacte de la suppression et le moyen de tout récupérer. |
| 7 jours avant | Un dernier rappel. |
| Au terme des 12 mois | Les pièces chiffrées sont détruites. Reprendre une adhésion avant cette date remet tout comme avant. |
Vous êtes toujours prévenu avant qu'une seule pièce ne soit détruite, au moins trente jours à l'avance, à l'adresse courriel de votre compte. Si nos avis n'ont pas pu vous être remis, nous ne supprimons pas : nous attendons.
Et rappelez-vous que la copie qui compte est la vôtre. Vos dossiers vivent d'abord sur votre appareil ; le coffre est une sauvegarde, pas l'original.
9. Ce qui reste gratuit, toujours
Deux choses ne dépendront jamais d'une adhésion, ni d'un paiement à jour, ni de quoi que ce soit :
- Effacer. Une pièce, un dossier, tout le coffre, tout le compte : c'est gratuit, immédiat, sans justification à donner, même sans adhésion, même après l'avoir résiliée. Il n'y a pas de version de ce service où il faut payer pour partir.
- Reprendre vos données. L'export de ce que vous avez consigné, dans un format ouvert et réutilisable, est gratuit. C'est votre droit à la portabilité, et un droit ne se facture pas.
À ne pas confondre avec ce qui, lui, fait partie de l'adhésion : le rapport professionnel mis en forme, le cartable de pièces cotées, l'impression et l'éditeur avancé. Ce sont des documents que nous fabriquons pour vous. La matière brute, elle, sort toujours librement.
Documenter reste gratuit : le journal, le coffre à preuves, la chronologie, les délais et l'information juridique ne passeront jamais derrière un mur.
10. Où sont physiquement les octets
Les pièces chiffrées sont conservées chez Cloudflare (stockage R2) ; les renseignements de compte, dans son stockage clé-valeur. Nous privilégions l'hébergement au Canada. Une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée a été faite avant la mise en service, et elle tient compte du fait que les pièces arrivent déjà chiffrées : le renseignement le plus sensible n'est pas lisible par l'hébergeur.
Le détail des durées de conservation, des rôles, de la destruction et de la conduite à tenir en cas d'incident se trouve dans la politique de gouvernance des renseignements personnels.
Une question sur cette page, ou un point qui vous semble ambigu : vieprivee@preuveenmain.ca · réponse dans les 30 jours. Recours : Commission d'accès à l'information du Québec.