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Preuve en main

RéponsesCriminel

Qu'est-ce que la déclaration de la victime et à quoi ça sert ?

Vérifié le 31 juillet 2026 Droit du Québec et du Canada Information générale, pas un avis juridique

Réponse courte

La déclaration de la personne victime est un document par lequel la victime informe le juge des conséquences que le crime a eues sur elle. Elle est présentée à l'étape de la peine et fait partie des éléments que le tribunal doit prendre en compte.

En détail

Elle n'intervient pas au moment du procès sur la culpabilité, mais après, quand le tribunal détermine la peine. Elle permet de décrire les conséquences physiques, psychologiques, financières et sociales du crime.

Ce n'est pas un plaidoyer sur la peine à imposer : c'est le récit des effets subis. Le juge en tient compte parmi les autres facteurs de détermination de la peine.

La rédaction se fait généralement avec le soutien du procureur ou d'un intervenant du CAVAC, qui peut expliquer ce qui peut ou non y figurer. Une personne victime peut aussi demander à la lire à voix haute à l'audience.

Il s'agit d'un droit, non d'une obligation. Aucune conséquence négative ne découle du choix de ne pas en produire.

Ce qu'il faut documenter

Tenez un journal daté des conséquences depuis l'événement : symptômes, rendez-vous médicaux ou psychologiques, journées de travail manquées, dépenses engagées, changements dans votre quotidien. Conservez factures, reçus, billets médicaux et relevés. Une déclaration écrite des mois plus tard est infiniment plus juste quand elle s'appuie sur des notes prises sur le moment.

Mettre vos faits par écrit, gratuitement. Écrire tôt sa version des faits, garder ses documents datés et préparer ses questions pour son avocat : l'outil sert à documenter, jamais à conseiller.

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C'est de l'information juridique générale sur le droit du Québec et du Canada, datée et sourcée. Ce n'est pas un avis juridique, pas une stratégie et pas une prédiction sur l'issue d'un dossier. Au Québec, seuls les avocats et les notaires peuvent donner un avis juridique (Loi sur le Barreau, art. 128 et 133). Les lois et les montants changent : la source officielle prime toujours sur nous.