Aller au contenu
Preuve en main

RéponsesImmigration

J'ai été refusé par une ambassade à l'étranger, quel est mon délai pour contester ?

Vérifié le 31 juillet 2026 Droit du Québec et du Canada Information générale, pas un avis juridique

Réponse courte

Au Canada, lorsque la décision contestée a été rendue à l'extérieur du Canada, la demande d'autorisation et de contrôle judiciaire doit être signifiée puis déposée à la Cour fédérale dans les 60 jours suivant le jour où la personne en est avisée ou en a eu connaissance (art. 72(2)b) de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés).

En détail

Le texte de l'article 72(2)b) prévoit un délai « de quinze ou soixante jours, selon que la mesure attaquée a été rendue au Canada ou non ». Une décision rendue par un bureau des visas à l'étranger tombe dans la seconde catégorie.

Le critère est le lieu où la mesure a été rendue, pas le lieu de résidence de la personne. Une personne au Canada qui reçoit une décision rendue par un bureau à l'étranger se trouve donc visée par le délai de 60 jours, et l'inverse est également vrai.

Le point de départ demeure le jour où la personne est avisée de la décision ou en a eu connaissance.

Ce qu'il faut documenter

La lettre de refus complète avec l'en-tête indiquant le bureau qui l'a rendue, la date de réception, et les notes du système (souvent appelées notes SMGC) si vous les avez demandées. Le bureau émetteur détermine lequel des deux délais s'applique.

Mettre vos faits par écrit, gratuitement. Écrire tôt sa version des faits, garder ses documents datés et préparer ses questions pour son avocat : l'outil sert à documenter, jamais à conseiller.

Ouvrir l'application Jusqu'à 3 dossiers, sans carte · voir les formules

Sources officielles

Questions voisines

Voir les 303 réponses · le Recueil complet

Ce que cette page n'est pas

C'est de l'information juridique générale sur le droit du Québec et du Canada, datée et sourcée. Ce n'est pas un avis juridique, pas une stratégie et pas une prédiction sur l'issue d'un dossier. Au Québec, seuls les avocats et les notaires peuvent donner un avis juridique (Loi sur le Barreau, art. 128 et 133). Les lois et les montants changent : la source officielle prime toujours sur nous.