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Preuve en main

RéponsesImmigration

Est-ce que je peux demander la résidence permanente pour motifs humanitaires ?

Vérifié le 31 juillet 2026 Droit du Québec et du Canada Information générale, pas un avis juridique

Réponse courte

La Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés permet au ministre d'étudier le cas d'une personne étrangère et de lui octroyer le statut de résident permanent si des considérations d'ordre humanitaire le justifient, en tenant compte de l'intérêt supérieur de l'enfant directement touché (art. 25).

En détail

L'article 25 est une mesure d'exception : il permet de lever certaines exigences de la loi lorsque des considérations d'ordre humanitaire le justifient. Le texte mentionne expressément que l'intérêt supérieur de l'enfant directement touché doit être pris en compte.

La loi pose aussi des limites. Le paragraphe 25(1.2) prévoit notamment qu'une demande ne peut être étudiée si une demande semblable est déjà pendante, et qu'un délai de douze mois s'applique généralement après le rejet d'une demande d'asile, sous réserve d'exceptions.

Une demande fondée sur l'article 25 n'arrête pas automatiquement une mesure de renvoi. Les conséquences varient selon la situation : c'est un dossier où l'accompagnement d'un avocat ou d'un bureau d'aide juridique fait une différence réelle.

Ce qu'il faut documenter

Tout ce qui documente votre établissement et vos liens : durée de présence, emploi, études, bénévolat, liens familiaux au Canada, situation des enfants (école, santé, garde), soins médicaux en cours, ainsi que les dates de toutes vos demandes antérieures et de leurs décisions.

Mettre vos faits par écrit, gratuitement. Écrire tôt sa version des faits, garder ses documents datés et préparer ses questions pour son avocat : l'outil sert à documenter, jamais à conseiller.

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Sources officielles

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Ce que cette page n'est pas

C'est de l'information juridique générale sur le droit du Québec et du Canada, datée et sourcée. Ce n'est pas un avis juridique, pas une stratégie et pas une prédiction sur l'issue d'un dossier. Au Québec, seuls les avocats et les notaires peuvent donner un avis juridique (Loi sur le Barreau, art. 128 et 133). Les lois et les montants changent : la source officielle prime toujours sur nous.