Aller au contenu
Preuve en main

RéponsesTravail (CNESST)

Est-ce que mon employeur est obligé de me donner une lettre de référence ?

Vérifié le 31 juillet 2026 Droit du Québec et du Canada Information générale, pas un avis juridique

Réponse courte

Au Québec, l'employeur n'est pas obligé de fournir une lettre de recommandation. Il doit par contre, si la personne salariée le demande, lui remettre un certificat de travail indiquant exclusivement la nature et la durée de l'emploi, le début et la fin de l'exercice des fonctions, ainsi que le nom et l'adresse de l'employeur (art. 84 de la Loi sur les normes du travail).

En détail

La distinction est nette. Le certificat de travail est factuel et obligatoire sur demande. La lettre de recommandation est une appréciation, et rien dans la loi n'oblige un employeur à en rédiger une.

La loi va plus loin : le certificat de travail ne peut pas faire état de la qualité du travail ni de la conduite de la personne salariée. Un employeur qui y ajouterait une appréciation négative ne respecterait pas l'article 84.

Un employeur qui refuse de délivrer le certificat demandé contrevient à la loi. La personne salariée peut s'adresser à la CNESST.

Ce qu'il faut documenter

Votre demande écrite de certificat et sa date, la réponse reçue, le certificat lui-même, ainsi que vos dates d'entrée et de fin de fonctions et votre titre exact. Une demande faite par écrit laisse une trace là où une demande verbale n'en laisse aucune.

Mettre vos faits par écrit, gratuitement. Écrire tôt sa version des faits, garder ses documents datés et préparer ses questions pour son avocat : l'outil sert à documenter, jamais à conseiller.

Ouvrir l'application Jusqu'à 3 dossiers, sans carte · voir les formules

Sources officielles

Questions voisines

Voir les 303 réponses · le Recueil complet

Ce que cette page n'est pas

C'est de l'information juridique générale sur le droit du Québec et du Canada, datée et sourcée. Ce n'est pas un avis juridique, pas une stratégie et pas une prédiction sur l'issue d'un dossier. Au Québec, seuls les avocats et les notaires peuvent donner un avis juridique (Loi sur le Barreau, art. 128 et 133). Les lois et les montants changent : la source officielle prime toujours sur nous.