Aller au contenu
Preuve en main

RéponsesTravail (CNESST)

Est-ce que je dois payer mon uniforme de travail ?

Vérifié le 31 juillet 2026 Droit du Québec et du Canada Information générale, pas un avis juridique

Réponse courte

Au Québec, l'employeur qui exige un vêtement particulier doit le fournir gratuitement à la personne payée au salaire minimum, et aucune retenue liée à l'uniforme ne peut faire descendre le salaire sous le minimum (art. 85 de la Loi sur les normes du travail).

En détail

La règle vise le vêtement particulier exigé par l'employeur. Un uniforme qui identifie l'établissement — un dossard ou un polo avec un logo, par exemple — entre clairement dans cette catégorie. Un simple code vestimentaire général (pantalon noir, chaussures fermées) n'est pas nécessairement un uniforme au sens de la loi.

L'employeur ne peut pas non plus exiger un montant pour l'entretien de ce vêtement si cela fait descendre la rémunération sous le salaire minimum. La même logique s'applique au matériel, à l'équipement, aux matières premières ou aux marchandises exigés (art. 85.1) : ce sont des frais liés à l'exploitation de l'entreprise, et ils ne peuvent être mis à la charge de la personne salariée.

Lorsque l'emploi prend fin, l'employeur peut exiger que l'uniforme fourni lui soit remis, si la personne salariée n'en a pas assumé le coût.

Ce qu'il faut documenter

La politique vestimentaire écrite ou le message qui exige l'uniforme, le reçu ou la retenue correspondante, votre taux horaire, et le calcul du salaire net une fois le coût soustrait. C'est l'écart avec le salaire minimum qui est déterminant.

Mettre vos faits par écrit, gratuitement. Écrire tôt sa version des faits, garder ses documents datés et préparer ses questions pour son avocat : l'outil sert à documenter, jamais à conseiller.

Ouvrir l'application Jusqu'à 3 dossiers, sans carte · voir les formules

Sources officielles

Questions voisines

Voir les 303 réponses · le Recueil complet

Ce que cette page n'est pas

C'est de l'information juridique générale sur le droit du Québec et du Canada, datée et sourcée. Ce n'est pas un avis juridique, pas une stratégie et pas une prédiction sur l'issue d'un dossier. Au Québec, seuls les avocats et les notaires peuvent donner un avis juridique (Loi sur le Barreau, art. 128 et 133). Les lois et les montants changent : la source officielle prime toujours sur nous.