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Preuve en main

RéponsesTravail (CNESST)

Est-ce que j'ai le droit de refuser de faire du temps supplémentaire ?

Vérifié le 31 juillet 2026 Droit du Québec et du Canada Information générale, pas un avis juridique

Réponse courte

Au Québec, une personne salariée peut refuser de travailler plus de 2 heures au-delà de ses heures habituelles quotidiennes, ou plus de 14 heures par période de 24 heures — selon la période la plus courte — ainsi que plus de 50 heures par semaine (art. 59.0.1 de la Loi sur les normes du travail).

En détail

La loi fixe des plafonds au-delà desquels le refus est permis. Pour une personne dont les heures quotidiennes sont variables ou dont le travail est effectué de façon non continue, le seuil est de 12 heures par période de 24 heures. Dans un endroit isolé ou sur le territoire de la Baie-James, le seuil hebdomadaire est de 60 heures.

Ce droit de refus ne s'applique pas s'il y a danger pour la vie, la santé ou la sécurité des personnes, en cas de risque de destruction ou de détérioration grave de biens, ou dans un autre cas de force majeure. Il ne s'applique pas non plus si le refus va à l'encontre du code de déontologie professionnelle de la personne.

Une personne salariée peut aussi refuser de travailler après avoir fait six jours consécutifs, puisqu'elle a droit à un repos hebdomadaire d'au moins 32 heures consécutives (art. 78).

Sanctionner quelqu'un pour avoir exercé un droit prévu par la loi est une pratique interdite (art. 122). Le recours est une plainte à la CNESST dans les 45 jours.

Ce qu'il faut documenter

Vos heures réelles jour par jour, l'heure exacte à laquelle vous avez refusé, à qui vous l'avez dit et comment (texto, courriel, verbal), la réponse reçue, et toute mesure prise ensuite contre vous — changement d'horaire, avertissement, réduction de quarts. La séquence dans le temps est ce qui rend un lien visible.

Mettre vos faits par écrit, gratuitement. Écrire tôt sa version des faits, garder ses documents datés et préparer ses questions pour son avocat : l'outil sert à documenter, jamais à conseiller.

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Sources officielles

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Ce que cette page n'est pas

C'est de l'information juridique générale sur le droit du Québec et du Canada, datée et sourcée. Ce n'est pas un avis juridique, pas une stratégie et pas une prédiction sur l'issue d'un dossier. Au Québec, seuls les avocats et les notaires peuvent donner un avis juridique (Loi sur le Barreau, art. 128 et 133). Les lois et les montants changent : la source officielle prime toujours sur nous.