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Preuve en main

RéponsesFamille

Quels sont les motifs pour divorcer au Québec ?

Vérifié le 31 juillet 2026 Droit du Québec et du Canada Information générale, pas un avis juridique

Réponse courte

Au Canada, le seul motif de divorce est l'échec du mariage, qui s'établit de trois façons : la séparation depuis au moins un an, l'adultère, ou la cruauté physique ou mentale. Un seul de ces trois éléments suffit.

En détail

La Loi sur le divorce est une loi fédérale qui s'applique partout au Canada, Québec compris. L'échec du mariage est le motif unique, et la séparation d'un an est de loin la voie la plus utilisée parce qu'elle n'exige de prouver aucune faute.

Un détail pratique important : pendant la période de séparation d'un an, les époux peuvent reprendre la vie commune pour une durée totale maximale de 90 jours, avant ou après le dépôt de la demande, dans le but de tenter une réconciliation, sans que le décompte de l'année recommence.

Il n'est pas nécessaire d'attendre la fin de l'année complète pour déposer une demande de divorce, mais le jugement ne pourra être prononcé sur ce fondement qu'une fois l'année écoulée. À noter aussi que, même dans une demande conjointe en divorce, une preuve demeure obligatoire — il n'y a pas d'exception à cette exigence.

Ce qu'il faut documenter

La date exacte à laquelle la vie commune a cessé, et ce qui l'établit : nouveau bail, changement d'adresse, relevés bancaires séparés, messages où la rupture est constatée. Si vous avez tenté une réconciliation, notez les dates de début et de fin de chaque période de reprise de la vie commune pour rester sous les 90 jours.

Mettre vos faits par écrit, gratuitement. Écrire tôt sa version des faits, garder ses documents datés et préparer ses questions pour son avocat : l'outil sert à documenter, jamais à conseiller.

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Sources officielles

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Ce que cette page n'est pas

C'est de l'information juridique générale sur le droit du Québec et du Canada, datée et sourcée. Ce n'est pas un avis juridique, pas une stratégie et pas une prédiction sur l'issue d'un dossier. Au Québec, seuls les avocats et les notaires peuvent donner un avis juridique (Loi sur le Barreau, art. 128 et 133). Les lois et les montants changent : la source officielle prime toujours sur nous.