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Preuve en main

RéponsesLogement (TAL)

Est-ce que je peux refuser une augmentation de loyer ?

Vérifié le 31 juillet 2026 Droit du Québec et du Canada Information générale, pas un avis juridique

Réponse courte

Oui. Au Québec, un locataire peut refuser l'augmentation proposée et rester dans son logement : il doit répondre par écrit au propriétaire dans le mois qui suit la réception de l'avis.

En détail

Quand le propriétaire veut augmenter le loyer, il envoie un avis de modification du bail. Le locataire a un mois à partir de la réception de l'avis pour répondre. Trois réponses sont possibles : accepter, refuser en restant dans le logement, ou quitter à la fin du bail.

Le refus doit être écrit et transmis au propriétaire. Si le locataire ne répond rien dans le mois, la loi considère qu'il a accepté l'augmentation et le bail se renouvelle aux nouvelles conditions.

Après un refus, c'est au propriétaire de s'adresser au Tribunal administratif du logement (TAL) pour faire fixer le loyer, et il a un mois pour le faire. S'il ne dépose rien dans ce délai, le bail est reconduit sans l'augmentation.

Deux exceptions : dans une coopérative d'habitation, ou dans un immeuble construit ou converti depuis 5 ans ou moins, le locataire qui refuse la modification doit quitter à la fin du bail.

Ce qu'il faut documenter

La date exacte où vous avez reçu l'avis (enveloppe, courriel, photo de l'avis), une copie de l'avis, et une copie datée de votre réponse écrite avec la preuve d'envoi. C'est ce qui prouve que vous êtes dans le délai d'un mois.

Mettre vos faits par écrit, gratuitement. Écrire tôt sa version des faits, garder ses documents datés et préparer ses questions pour son avocat : l'outil sert à documenter, jamais à conseiller.

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Sources officielles

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Ce que cette page n'est pas

C'est de l'information juridique générale sur le droit du Québec et du Canada, datée et sourcée. Ce n'est pas un avis juridique, pas une stratégie et pas une prédiction sur l'issue d'un dossier. Au Québec, seuls les avocats et les notaires peuvent donner un avis juridique (Loi sur le Barreau, art. 128 et 133). Les lois et les montants changent : la source officielle prime toujours sur nous.