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Preuve en main

RéponsesFamille

Comment se fait le paiement du partage du patrimoine d'union parentale ?

Vérifié le 31 juillet 2026 Droit du Québec et du Canada Information générale, pas un avis juridique

Réponse courte

Au Québec, la valeur partageable du patrimoine d'union parentale se divise généralement en parts égales entre les conjoints, à moins que ce partage entraîne une injustice. Le paiement peut se faire en argent ou par transfert de biens, et le tribunal peut accorder des versements échelonnés sur une période maximale de dix ans.

En détail

Le partage porte sur la valeur des biens, pas sur les biens eux-mêmes : personne ne devient automatiquement copropriétaire de la maison de l'autre. On calcule la valeur partageable après avoir retranché les déductions applicables, puis on divise.

Le partage à parts égales est la règle générale, mais elle n'est pas absolue : le tribunal peut s'en écarter lorsqu'un partage égal entraînerait une injustice.

Le mode de paiement offre de la souplesse. Le conjoint débiteur peut payer en argent ou transférer un bien en compensation. Et lorsque le paiement immédiat causerait une difficulté, le tribunal peut autoriser des versements sur une période n'excédant pas dix ans.

Ce qu'il faut documenter

L'évaluation de chaque bien à la date de la fin de l'union, les soldes hypothécaires et dettes rattachées, et toutes les pièces justifiant vos déductions (valeur au début de l'union, héritages, donations, économies antérieures). Conservez aussi la trace de toute proposition de règlement échangée entre vous, avec sa date.

Mettre vos faits par écrit, gratuitement. Écrire tôt sa version des faits, garder ses documents datés et préparer ses questions pour son avocat : l'outil sert à documenter, jamais à conseiller.

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Sources officielles

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Ce que cette page n'est pas

C'est de l'information juridique générale sur le droit du Québec et du Canada, datée et sourcée. Ce n'est pas un avis juridique, pas une stratégie et pas une prédiction sur l'issue d'un dossier. Au Québec, seuls les avocats et les notaires peuvent donner un avis juridique (Loi sur le Barreau, art. 128 et 133). Les lois et les montants changent : la source officielle prime toujours sur nous.