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Comment numéroter mes pièces pour le tribunal ?

Vérifié le 31 juillet 2026 Droit du Québec Outil gratuit · rien n'est transmis

Réponse courte

Aux petites créances, le gouvernement du Québec demande au demandeur d'identifier ses preuves par la lettre P suivie d'un numéro (P1 pour un contrat, P2 pour une facture, P3 pour une photo) et au défendeur par la lettre D suivie d'un numéro (D1 pour un état de compte, D2 pour un devis, D3 pour un support multimédia), et d'inscrire le numéro du dossier sur chaque preuve. La forme avec trait d'union — P-1, D-1 — est courante devant la Cour du Québec et la Cour supérieure. L'article 108 du Code de procédure civile ajoute que les pièces contenant des éléments d'identification généralement tenus pour confidentiels doivent être produites sous une forme qui protège cette information, et que toute pièce produite demeure au dossier.

Ce que cet outil fait, et ce qu'il ne fait pas

Cet outil numérote et met en ordre. Il ne décide pas si une pièce est recevable, pertinente ou suffisante — ça, c'est le tribunal, et personne d'autre.

  • La cotation et le format varient selon le tribunal. Ce que vous lisez plus haut est la règle publiée pour les petites créances. Devant la Cour du Québec en matière civile, au Tribunal administratif du logement ou en matière familiale, la forme attendue et la façon de déposer peuvent différer. Vérifiez auprès du greffe du tribunal saisi.
  • L'outil ne calcule aucun délai de dépôt ni de communication à l'autre partie. Ces délais diffèrent d'un tribunal à l'autre et une date fausse peut coûter un droit. On vous renvoie donc à la source officielle plutôt que de vous imprimer une échéance.
  • Rien n'est envoyé ni conservé ailleurs. Si vous fermez la page sans exporter, tout disparaît — sauf si vous cochez vous-même la sauvegarde locale, qui reste sur votre appareil.

Rien ne sort de votre navigateur. Ce que vous tapez n'est envoyé nulle part : aucun serveur, aucun compte, aucun courriel. Tout est calculé sur votre appareil. Vous pouvez couper Internet avant de remplir la page : elle fonctionnera pareil.

L'outil : vos documents, puis trois feuilles à imprimer

Votre rôle dans le dossier

C'est ce qui décide de la lettre. Le demandeur est celui qui a introduit la demande ; le défendeur est celui à qui on la reproche.

Format de la cote

Le gouvernement du Québec écrit P1 pour les petites créances. La forme P-1, avec trait d'union, est courante devant la Cour du Québec et la Cour supérieure. Nous n'en imposons aucune : choisissez celle qu'on vous demande.

Ajouter une pièce

Un document à la fois. Vous pourrez le modifier, le retirer ou le déplacer ensuite : rien n'est figé.

Vos pièces, dans l'ordre des dates

La cote se calcule ici : les pièces sont classées par date du document, puis numérotées à la suite. Modifiez une date et les cotes se réajustent toutes seules.

Aucune pièce pour l'instant. Ajoutez la première ci-dessus.

Décoché, tout disparaît à la fermeture. Coché, la liste est enregistrée dans ce navigateur seulement : elle ne part sur aucun serveur, et le bouton « Tout effacer » la supprime.

Ce que la loi et le greffe demandent vraiment

Une lettre, un numéro, sur chaque pièce. Le gouvernement du Québec est explicite pour les petites créances : « Le demandeur doit identifier ses preuves avec la lettre P, suivi d'un numéro pour chacune d'elles », et le défendeur fait de même avec la lettre D. Les exemples donnés sont P1 pour un contrat, P2 pour une facture, P3 pour une photo ; D1 pour un état de compte, D2 pour un devis, D3 pour un support multimédia.

Le numéro de dossier va sur les pièces aussi. « Inscrivez également le numéro du dossier sur vos preuves », dit la même page. C'est ce qui permet de rattacher une feuille égarée au bon dossier — et c'est pour ça que la feuille 2 de cet outil imprime une étiquette par pièce.

Ce qui est confidentiel se produit autrement. L'article 108 du Code de procédure civile demande aux parties de veiller à ce que les pièces comportant des éléments d'identification généralement tenus pour confidentiels soient produites sous une forme propre à assurer la confidentialité de l'information. Concrètement : masquez ce qui n'a rien à faire au dossier — numéro d'assurance sociale, numéro de compte complet, date de naissance d'un enfant — avant de déposer. Le même article rappelle que toute pièce produite demeure au dossier : une fois déposée, elle ne se reprend pas discrètement.

L'ordre du récit n'est pas l'ordre des dates. Éducaloi conseille d'écrire un plan de ce que vous allez dire au juge en ordre chronologique, de placer vos documents dans le même ordre que ce plan, et d'être prêt à expliquer pourquoi chaque document appuie votre version. Souvent les deux coïncident. Parfois non — vous commencerez peut-être par le contrat, même s'il n'est pas le plus ancien. C'est pour ce cas-là que l'outil produit une troisième feuille.

La méthode : comment l'outil arrive à ce résultat

Il n'y a ni intelligence artificielle ni base de données. Trois règles, et c'est tout.

1. Le rôle choisit la lettre. Demandeur → P. Défendeur → D. C'est la règle publiée par le gouvernement du Québec, appliquée telle quelle.

2. La date du document choisit le numéro. Les pièces sont triées de la plus ancienne à la plus récente, puis numérotées 1, 2, 3… Une pièce sans date est placée à la fin, dans l'ordre où vous l'avez entrée : l'outil ne devine pas une date qu'on ne lui a pas donnée. Changez une date et toutes les cotes se recalculent ; c'est pour ça qu'il vaut mieux finir de saisir avant d'écrire les cotes sur le papier.

3. L'ordre de présentation est le vôtre. Il part de l'ordre des dates, puis vous le déplacez pièce par pièce. La cote reste attachée à la pièce : P3 reste P3 même si vous en parlez en premier. C'est exactement ce qu'attend un tribunal — une cote stable, un exposé libre.

Ce que l'outil refuse de faire. Il ne dit pas si votre pièce sera acceptée, ni si elle suffit à prouver ce que vous avancez : ce jugement appartient au tribunal. Il ne calcule pas non plus de date limite de dépôt. Le délai n'est pas le même selon le tribunal, et une échéance fausse imprimée sur une feuille officielle serait pire que pas d'échéance du tout.

Le calcul se fait sur votre appareil. La page ne contient aucun script externe, n'ouvre aucune connexion et n'envoie rien. La case « Garder ma liste sur cet appareil » écrit dans la mémoire locale de votre navigateur, et nulle part ailleurs ; « Tout effacer » la vide.

Sources officielles

Pour aller plus loin

Ce que cette page n'est pas

C'est de l'information juridique générale sur le droit du Québec, datée et sourcée, accompagnée d'un outil de mise en ordre. Ce n'est pas un avis juridique, pas une stratégie et pas une prédiction sur l'issue d'un dossier. Au Québec, seuls les avocats et les notaires peuvent donner un avis juridique (Loi sur le Barreau, art. 128 et 133). Les lois et les pratiques de greffe changent : la source officielle prime toujours sur nous.